ux armes citoyennes, la lutte contre le cancer du sein est déclarée !
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Grand Palais et la création d'un
Ruban Rose humain et solidaire de 700 personnes.
Vous pouvez vous aussi vous inscrire jusqu'au 24 octobre pour participer à cet événement. Les 700 premiers inscrits pourront aider à réaliser ce ruban humain !
TDN a voulu aussi s’associer à cette lutte avec un « truc » bien de nanas : en faisant intervenir un mec, le Docteur Pierre-Henri COMMUNAL, Chirurgien Gynécologue Obstétricien, 41 ans qui exerce en région lyonnaise.
Car vous allez pouvoir en sa qualité lui poser toutes les questions en gynécologie, que vous souhaitez car il entre prochainement dans le cercle très prisé des experts sur TDN.
On l’a mis à l’épreuve pour son baptême et on lui a posé des questions sur le dépistage précoce.
Pierre-Henri, pourquoi le dépistage précoce ?
Le cancer du sein est la première cause de mortalité par cancer chez la femme. Il concerne une femme sur 8 à une femme sur 9, soit 50 000 nouveaux cas par an en France environ. Le dépistage réduit cette mortalité de 10 à 30%. Le dépistage radiologique permet de découvrir des tumeurs de plus petite taille (moins de 1 cm dans 30% des cas). Elles seront guéries dans plus de 90% des cas par le traitement (une surveillance régulière après le traitement est néanmoins nécessaire pendant 5 ans).
Comment et à quel âge doit-on se faire dépister ?
Pour femmes de 50 à 75 ans : Le "dépistage de masse" ou "dépistage organisé" est déployé dans toute le France depuis 2005. Les femmes de 50 à 74 ans sont invitées, par courrier, tous les 2 ans à bénéficier d’un examen des seins suivi d’une mammographie de dépistage gratuite. Rares sont concernées (vu votre âge chère lectrices !)
En dehors de cette tranche d'âge (50-74 ans), il existe aussi des cancers du sein malheureusement. 5% à 7% apparaissent avant 40 ans, et c'est déjà trop !
Alors que fait-on avant 50 ans ?
On aurait tendance à dire qu'on commence à 40 ans à se poser la question car on n’est plus dans le systématique en France. C 'est le "dépistage individuel". La patiente consulte son médecin traitant ou gynécologue, motivé par la volonté d'une détection précoce du cancer du sein. Il repose sur l'examen clinique (palpation mammaire et des aires ganglionnaires) et sur l'examen radiologique des seins.
A ces âges, la performance diagnostic de la mammographie est moindre car les seins sont plus denses (moins graisseux, "opaque") et cela gène la détection des anomalies. Parfois la mammographie doit être répétée annuellement entre 40 et 50 ans pour permettre un dépistage efficace et elle est le plus souvent associée à une échographie mammaire, donc un dépistage radilogique qui peut débuter à 40 ans.
Et avant ?
Il n’y a pas de limite inférieure bien que le cancer du sein soit exceptionnel avant 30 ans hormis les "famille à risque". Dès que vous allez chez votre gynécologue, faites vous faire cette palpation. En cas d'anomalie à la palpation mammaire, il sera alors réaliser des examens complémentaires radiologiques (puis +/- surveillance ou prélèvement), vant 35-40 ans, l'examen de référence radiologique sera l'échographie mammaire; après 40 ans, c'est le duo mammo et écho.
Et l’autopalpation ?
L'autopalpation mammaire (palpation par la femme elle-même) peut-être recommandée à tout âge, sauf chez les patientes déjà traitées pour un cancer du sein
(pratique souvent anxiogène chez une patiente qui a déjà un suivi régulier).
Quand doit-on faire cette autopalpation comme tout dépistage ?
On conseille souvent un examen autopalpatoire mensuel après les règles, debout sous la douche. Une surface cutanée "glissante" permettrait une meilleure perception des nodules mammaires. Elle est réalisée en début de cycle si possible, juste après les règles.
TDN vous conseille d’aller voir un gynécologue ou votre médecin traitant le plus tôt possible, pour parler aussi de tous les autres problèmes, contraception, MST et vous lui demandez qu’il ou elle vous apprenne à faire cette autopalpation.
Nous parlons bien sûr de nanas qui ne sont pas « à risque ». Si vous avez des antécédents familiaux, mère, sœur….vous serez suivie d’une autre manière. On envisage des dépistages radiologiques seulement à partir de 40 ans.
Voilà, mais n’hésitez pas à poser vos questions à Pierre-Henri, il va être notre chouchou santé.
Et les filles n’oubliez pas, l’année dernière, nous avions le témoignage de Stéphanie, qui lors d’une simple consultation chez le gynéco a appris qu’elle avait
un cancer du sein. Elle avait 28 ans. Elle s’est battue, n'a pas déposé les armes, a aimé vos témoignages (merci à toute la communauté TDN qui l’a aidée) et aujourd’hui, elle est guérie.
Et le mot de la fin, c’est à notre guerrière Stéphanie qu’il revient.
"La maladie, ce combat, a complètement changé ma façon de vivre et de voir la vie. Depuis que tout est fini et bien que je sois parfois encore fatiguée, je bouge, sors, fais du sport et voyage. Une nouvelle vie commence et pourrait se résumer ainsi : lâcher prise, « carpe diem », joie de vivre, écoute de soi et de son corps, découvertes et rencontres. Merci à toutes les personnes qui m’ont soutenue par leurs messages et leurs encouragements. Merci et bravo aux médecins et à la recherche. Et courage et espoir à toutes celles qui mènent le combat actuellement. "
Par Marie TERRY en collaboration avec le Docteur Pierre-Henri COMMUNAL et Justine Andanson.
Publié le 16 octobre 2011